GEORGES GUYNEMER

   CAPITAINE GEORGES GUYNEMER   

 

 Georges Guynemer    

  La Section Rhône Loire Métrpole de Lyon a rendu un solennel hommage à Georges Guynemer le lundi 11 septembre à 10h30 pour

le centenaire de la mort de notre héros devenu la figure tutélaire de l’Armée de l’Air.

 

La cérémonie s’est tenue au n°30 rue Guynemer avec l’appui de monsieur Denis Broliquier,  maire du 2ième arrondissement de Lyon et

de monsieur François Royer, conseiller municipal, délégué à l’histoire, à la mémoire, aux Anciens Combattants et à la vie économique.  

 

Une allocution prononcée par le Président de la Section, Michel Bennier, et la Secrétaire adjointe, madame Régine Stéfanutto, a relaté sa vie,

retracé sa jeunesse, sa passion pour l’aviation ainsi que son implication totale dans le conflit au cours de cette première guerre mondiale

et ses nombreuses victoires qui en ont fait un As des As.

   

 Deux gerbes ont été déposées, une par la Base aérienne 942 et une par la Section Rhône Loire Métropole de Lyon.

Le commandant Prévost a lu la 26ième et dernière citation, celle que le Général ANTHOINE attribua à Georges Guynemer.  Les drapeaux se sont inclinés « Aux Morts ».

Après la minute de silence, les participants ont entonné « La Marseillaise ».

Sur invitation de monsieur le maire, cette commémoration s’est terminée dans les salons de la mairie pour un verre à l’amitié aéronautique.   

 

La Section Ansoraa Rhône Loire Métropole de Lyon adresse ses vifs remerciements aux porte-drapeaux de l'U.N.C./A.F.N de Charbonnières-les-bains, 

de l'Association des porte-drapeaux du Lyonnais et aux porte-drapeaux du Groupement Rhône Alpes et

de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon pour leur participation.

 

 Georges-Guynemer 1     Georges Guynemer 2

 Plusieurs personnalités ont honoré de leur présence cette commémoration :

Le commandant PREVOST, représentant le Colonel BOURGUIGNON, commandant de la Base Aérienne 942 Capitaine Jean ROBERT de Lyon Mont Verdun,

Madame Maud ROY, représentant le maire de Lyon, Monsieur KEPENEKIAN,

Monsieur Alain PERROLAZ, Président de l'U.R.A.A.

Monsieur Jacques BAILLET, Président de la S.H.L.A.D.A.

Monsieur Roland MINODIER, Président de l'A.S.A.F.

Monsieur Hubert BOULET, Président du Souvenir Français pour le Département du Rhône,

Monsieur Jacques BIART de l'Association "Ceux de Verdun"

Monsieur Paul GUERS, membre de la S.H.L.A.D.A.

Etaient excusés : Monsieur Jean Dominique DURAND, Adjoint au maire de Lyon, chargé de l'histoire et de la mémoire et du patrimoine

ainsi que Madame Magalie MOLINA de l'O.N.A.C.V.G.

 

Parmi les membres de l'ANSORAA, étaient présents:

Georges SEINCEREIN, Président du Groupement Rhône Alpes

Michel BENNIER, Président de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon

Christian FARRUGIO, Président de la Section Drôme Ardèche et porte-drapeau

Jean-Alain GAUDILLOT, Président adjoint du Groupement Rhône Alpes et porte-drapeau

Régine STEFANUTTO, Secrétaire adjointe de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon

Christiane BOULON, Trésorière de la Section Rhône Loire Méropole de Lyont

Georges MOULIN, membre de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon et porte-drapeau

Christian CASON, Secrétaire du Groupement Rhône Alpes et porte-drapeau

Pierrette BENNIER, membre de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon

Maryline DERUTY, membre de la Section Rhône Loire Méropole de Lyont

Jean-Luc DESCHAMPS, membre de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon et webmaster du site ansoraa-69-42.fr  

 

ALLOCUTION PRONONCEE PAR MICHEL BENNIER ET REGINE STEFFANUTO

 

Il y a cent ans, une étoile est née.         

 

En cette nuit de Noël 1894, une étoile brille d’un éclat particulier. Elle rejoindra bientôt le sommet d’une couronne de gloire où

deux ailes reposent. Cette nuit de Noël, naît un petit garçon dans la famille GUYNEMER.

Les parents sont comblés : enfin un fils.

 

Le petit garçon arrive dans une famille de la noblesse provinciale. On retrouve le nom de GUYNEMER dans les chansons de

geste du haut moyen-âge, les croisades, les officiers de Napoléon 1er.

Il descend également par sa mère des rois LOUIS XIII  et LOUIS XIV, via la mère du duc d’ENGHIEN.

La petite enfance de GUYNEMER se passe au château de GARCELLES, près de CAEN.

Virtuose, il joue du violon à 4 ans et une institutrice lui apprend à lire et à écrire au château.

L’enfant Georges GUYNEMER ne bénéficie pas d’une bonne santé ; c’est un gringalet fragile et maigre sujet aux maladies

à répétition. De ce fait, il est chouchouté et passe son temps dans les jupons de sa mère et de ses deux sœurs nées avant lui.

Pour autant, c’est aussi un farceur doté d’une formidable volonté. Son père souhaite qu’il s’émancipe : il lui donne une

éducation « à l’anglaise ». En 1903, la famille prend ses quartiers à COMPIEGNE. 

  Guynemer Georges                  

Georges veut comme tout le monde aller au collège;

mais c’est un élève très distrait que son père

envoie en pension à PARIS, au collège STANISLAS

où exerce, entre autres, Henri de Gaulle,

père de Charles du même nom.

 

 Il décide de faire POLYTECHNIQUE mais il est aussi attiré par la mécanique.

Un jour son père lui demande : « que voulez-vous faire dans la vie ? », réponse : « AVIATEUR ! ».

En ces temps-là, l’avion n’en était qu’à ses balbutiements, et cette réponse n’était  pas vraiment du goût de son père !

Et quand Georges a déclaré « d’ailleurs, j’ai déjà volé », là, son père a failli s’étrangler.

Il était monté à bord d’un biplan FARMAN, avec un pilote qui n’était pas breveté, petit détail que, par chance, son père n’a jamais appris.

Nous sommes maintenant en juillet 1914 et la famille GUYNEMER est à ANGLET (près de BIARRITZ) en villégiature.

Le lundi 3 août 1914, la guerre éclate et  Georges déclare le jour même : « je vais m’engager ».

 Les allemands sont dans Compiègne, Paris est menacé.

 

GUYNEMER, nous l’appellerons ainsi puis qu’il  n’est plus un enfant, n’y tient plus et part à BAYONNE pour s’engager.

Il passe la visite médicale et les médecins militaires le déclarent inapte à cause de son aspect fragile et longiligne. Il est fou de rage !

Une deuxième visite se solde par un échec identique. 

 

Un matin, des avions militaires se posent sur la plage d’ANGLET ; aussitôt, GUYNEMER va à la rencontre des pilotes 

et leur demande comment s’engager dans l’aviation. Recommandation lui est faite d’aller à l’école de PAU.

GUYNEMER s’obstine, dans le même temps, à demander à son père, précédemment officier  Saint Cyrien, d’user de ses relations

pour faciliter son admission dans l’armée de l’air. S’ensuit une lettre de recommandation du commandant du « camp » d’aviation,

déclarant qu’il sera très utile pour laver les avions.

 

Le dimanche 22 novembre 1914, GUYNEMER est engagé  à PAU, au titre d’élève mécanicien.

Oui, mais le personnel du Service Auxiliaire n’a pas le droit de voler ! Qu’importe, il est dans la place.

Il insiste avec ténacité auprès du Capitaine BERNARD-THIERY qui finit par céder de manière « non officielle ».

Le 21 (ou 26 janvier ; les versions divergent sur la date) 1915 marque un tournant dans sa carrière ; il devient élève pilote.

Il amorce son instruction à bord d’un PINGOUIN, ces avions aux ailes rognées qui permettent aux pilotes de se familiariser 

aux commandes en faisant du roulage.

 

Ouvrons une brève parenthèse pour nous souvenir de Jean COURBOULEIX  BELLEVILLOIS, aveugle par accident d’avion,

qui a pourtant construit le « POU DU CIEL" actuellement exposé au Musée Clément Ader de CORBAS.  En 1936, période du front

populaire, il avait construit aussi un pingouin dans le même objectif. Parenthèse refermée.

 

Mais revenons à GUYNEMER ; à l’époque, les avions d’école n’avaient pas de double commande et le « lâcher » en solo était

particulièrement sélectif. GUYNEMER effectue son premier vol « solo » le lundi 1er mars 1915, sur BLERIOT ANZANI.

Il obtient son brevet de pilote le jeudi 11 mars 1915, intègre l’école d’AVORD où il termine sa formation sur BB NIEUPORT ;

le lundi 26 avril 1915, son brevet de pilote militaire n°1832 en poche, le caporal Georges GUYNEMER rejoint l’escadrille MS3

commandée par Antonin BROCARD ; Il est accueilli par Jules VEDRINES ; la MS3 est déjà un vivier d’as. 

 Morane L

 

Morane L n° 376 de l'escadrille MS 3 en juillet 1915

C'est à bord de cet avion que le caporal Georges

Guynemer a remporté sa première victoire

le 19 juillet 1915 - Dessin David Méchin.

 

 

GUYNEMER  ne rejoindra pas la prestigieuse « MS3 » par piston, mais tout

simplement parce que l’escadrille manquait d’un sous-officier pour réunir les

dix pilotes devant la constituer. Les débuts furent laborieux, il « casse du bois »

régulièrement, à tel point que le patron de l’escadrille le commandant

BROCARD, envisage de s’en séparer. A sa décharge, ce n’était certainement

pas sans raison que les « MORANE SAULNIER » sur lesquels il vole avaient été

surnommés « mort subite ». 

 GUYNEMER  ne rejoindra pas la prestigieuse « MS3 » par piston, mais tout simplement parce que l’escadrille manquait

d’un sous-officier pour réunir les dix pilotes devant la constituer. Les débuts furent laborieux, il « casse du bois » régulièrement,

à tel point que le patron de l’escadrille le commandant BROCARD, envisage de s’en séparer. A sa décharge, ce n’était certainement pas

sans raison que les « MORANE SAULNIER » sur lesquels il vole avaient été surnommés « mort subite ».

 

Mais « JULOT », Jules Védrines, prend  le « gosse » sous son aile protectrice et va métamorphoser l’avorton en un chasseur redouté.

Si dans la conversation, GUYNEMER  appelait ses avions « mon pétadou », ils ont tous été baptisés « VIEUX CHARLES ».

L’origine de cette habitude vient qu’il hérita d’abord de l’avion du chef-pilote BONNARD, lequel avait baptisé son avion 

« VIEUX CHARLES » et souhaité que ce nom de baptême porte chance à GUYNEMER ; ce dernier a attribué ce nom à tous ces avions.

 

Le lundi 14 juin 1915, GUYNEMER reçoit le baptême du feu dans l’Aisne.

Il participe également à des missions de reconnaissance afin d’informer sur les mouvements de troupes et sur les réglages

à fournir à l’artillerie. Faisant preuve de beaucoup de sang froid, il permet à l’observateur qui l’accompagne de réaliser des clichés

de bonne qualité.

 

Le lundi 19 juillet, il remporte sa première victoire en abattant un AVIATIK et se pose près de l’avion détruit. Il annonce par téléphone

la grande nouvelle à son escadrille; Jules Védrine arrive sur place et trouve « le gosse » dans un tel état d’excitation qu’il est incapable

de rentrer en pilotant. VEDRINES le ramènera dans son propre avion. Maintenant, GUYNEMER vole matin et soir.

Devenu un virtuose de l’air il est nommé sergent le mardi 20 juillet 1915 et il lui est remis la médaille militaire le lendemain.

 

Accompagné de Jules VEDRINES, spécialiste de ce travail, il réalise deux missions «spéciales» les mercredi 23 septembre et

vendredi 1er Octobre 1915. Ces missions encore nimbées de mystère, très risquées et souvent sans retour, consistaient à

déposer de jour un espion dans les lignes allemandes.

Nieuport 10                   

Le dimanche 5 décembre 1915, l’escadrille « MS3 » est rebaptisée « N3 »

après avoir été rééquipée de chasseurs NIEUPORT 10.

                                    

Il remporte encore deux victoires; le vendredi 24 décembre 1915, jour de ses 21 ans, il reçoit la croix de Chevalier de la légion d’honneur

des mains du président Raymond POINCARE.

 

Il entre dans le monde des « AS » en remportant sa cinquième victoire le jeudi 3 février 1916 ;  il est promu au grade de lieutenant en mars.

La N3 rejoint alors l’ensemble des escadrilles regroupées à VERDUN. Nos ailes libèrent le ciel des «croix noires» et VERDUN est sauvé.

GUYNEMER, par tous ses exploits, contribue à exalter le courage et l’enthousiasme de ceux qui, dans les tranchées,

seront les témoins de ses triomphes. Le lendemain, il est blessé par des éclats d’obus au visage et deux balles logées dans le bras.

Il est évacué vers l’Hôtel ASTORIA, reconverti en hôpital militaire; il y reçoit les soins d’une admiratrice, Yvonne PRINTEMPS,

danseuse aux « FOLIES BERGERES ».

  Drapeau Aviation Militaire        

De retour sur le front deux mois après , il participe le samedi 13 mai 1916

à DIJON à une importante prise d’armes au cours de laquelle, en qualité

de porte-drapeau, il présente aux troupes du 1er groupe d’aviation,

le (premier) drapeau de l’aviation militaire que lui a personnellement 

remis le Président Raymond POINCARE quelques mois plus tôt.

                                         

Il combat ensuite au-dessus de la Somme de juin 1916 à février 1917.

Le jeudi 8 février1917, il est le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand : le GOTHA G3.

Il est promu au grade de capitaine le dimanche 18 février 1917.

Insouciant du danger, il devient pour l’ennemi l’adversaire redoutable entre tous.

GUYNEMER atteint une telle notoriété qu’il est à même d’influencer les constructeurs d’avions de combat, notamment S.P.A.D.

(acronyme de « Société Pour l’Aviation et ses Dérivés), qui tiendra compte de ses remarques pour la motorisation de ses appareils.

       Cigogne               

    Le commandant BROCARD apprend qu’une nouvelle mode consiste

à peindre un insigne d’animal sur les avions pour distinguer

 l’escadrille d’appartenance. Un véritable bestiaire arrive sur son bureau.

Le but, entre autres, de cette guerre étant de reconquérir l’Alsace,

l’insigne de la cigogne est tout indiqué. Le lundi 23 avril 1917, ordre est

donné par le commandant BROCARD de peindre une cigogne sur les 

avions de son escadrille, et un numéro de pilote.

GUYNEMER choisit le n°2.      

Au cours du seul mois de mai, il abat 7 avions allemands.

La campagne de l’est étant terminée, GUYNEMER rejoint le terrain de la BONNEMAISON et le vendredi 25 mai 1917, il abat 4 avions

(respectivement à 8h30, 8h31, 12h15 et 18h30). Le commandant BROCARD le désigne alors comme « sa cigogne la plus brillante ».

En récompense de ce quadruplé, il est promu OFFICIER DE LA LEGION D’HONNEUR le lundi 11 juin 1917, la rosette lui étant remise

devant son avion « VIEUX CHARLES » par le général FRANCHET D’ESPEREY.

Spad 12

SPAD 12 canon n° 382 codé "2" baptisé" Vieux Charles"

(le 9) du Cne Georges Guynemerde l'escadrille N 3 en fin juillet 1917. 

Georges Guynemer l'a utilisé la première fois, le 5 juillet 1917 - Il a remporté 4 victoires homologuées à son bord - Dessin David Méchin

           

Fin juillet 1917, Georges Guynemer prend le commandement de l’escadrille des cigognes, qu’il assurera jusqu’au mardi 7 août 1917.

  

Le groupe des « Cigognes » arrive à SAINT POL SUR MER, près de DUNKERQUE ; GUYNEMER doit à son « avion magique », le « SPAD CANON » sa 50ième victoire homologuée.

    

 

Fin juillet 1917, il prend le commandement de l’escadrille des cigognes, qu’il assurera jusqu’au mardi 7 août 1917.

Le groupe des « Cigognes » arrive à SAINT POL SUR MER, près de DUNKERQUE ; GUYNEMER doit à son « avion magique »,

le « SPAD CANON » sa 50eme victoire homologuée.

 

Mais Georges GUYNEMER est surmené ; il vole sans cesse et ses SPAD le tracassent, ne le satisfont plus.

Il passe deux jours de repos en famille à COMPIEGNE ; son père, inquiet, lui conseille de faire une pause, ce à quoi il répondra :

« Tant que la guerre durera, je continuerai à me battre ; quand on n’a pas tout donné, on n’a rien donné ».

 

Le 10 septembre 1917, en Belgique, au-dessus du terrain des MOERES, le moteur de son avion se met à « ratatouiller »

et GUYNEMER se pose devant le premier hangar où il demande l’aide du capitaine JACQUET qu’il connait bien.

Il a la mine soucieuse et fatiguée. Les mécaniciens travaillent plus d’une heure sur le moteur déficient ;

GUYNEMER remercie, serre quelques mains et s’envole vers 16 heures.

                                

Ses supérieurs ont l’intention  de le retirer  du combat en première ligne pour l’affecter à l’arrière, comme instructeur.

 

Le mardi 11 septembre 1917, alors que le commandant BROCARD doit lui rendre visite, il décide tout de même de prendre l’air.

Il prend la mission de patrouiller dans la zone de LANGEMARK, au nord d’YPRES ;

A 9h25, près de POELKAPELLE, GUYNEMER aperçoit un avion d’observation allemand esseulé et plonge dans sa direction.

Jean BOZON-VERDURAZ, le pilote avec qui il avait pris l’air, observe plusieurs FOKKER au-dessus de son chef d’escadrille.

Une fois l’escadre allemande disparue, GUYNEMER n’est plus visible à l’horizon. Il ne revint pas de cette mission.

 

Les allemands annoncèrent que GUYNEMER avait été abattu par le lieutenant WISSEMANN,

lequel périra 17 jours plus tard sous les balles de René  FONCK.

 

Le rapport de la CROIX ROUGE stipule que son corps a été identifié par la photo figurant sur sa licence de pilote.

La France entière est en deuil ; elle pleure l’as aux 53 victoires homologuées et une trentaine non homologuées.

De ses 9 décorations françaises et étrangères, que GUYNEMER appelait en riant « sa batterie de cuisine »,

il disait avec un sens prémonitoire, que seule lui manquait la croix de bois.

 

Notons qu’il était titulaire de la Légion d’Honneur au grade d’Officier, de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre 1914-1918

avec 26 citations dont 7 à l’ordre de l’Armée.

 

Pour expliquer sa disparition, les maîtres d’école, s’inspirant du cantique de l’Aile d’Edmond ROSTANT, apprennent aux élèves

que GUYNEMER avait volé si haut qu’il ne pouvait pas redescendre.

 

L’inhumation devait avoir lieu à POELKAPELLE lorsque les bombardements précédant l’attaque britannique à YPRES

ont commencé. La partie enterrée a été retirée à la hâte. Sous les ordres d’un général allemand admirateur de GUYNEMER,

ce dernier fut inhumé à BRUXELLES, sous une  couverture de couronnes de fleurs envoyées par des pilotes allemands,

dont Ernst UDET, que GUYNEMER épargna volontairement au vu de sa mitrailleuse enraillée.

 

L’ETOILE s’est éteinte en ce mardi 11 septembre 1917.

 

Plusieurs versions de sa fin divergent encore. Cent ans après, peu nous importe.

Nous retiendrons seulement qu’un enfant chétif, boudé malgré sa volonté, a su devenir un grand pilote mort pour la France,

donc pour nous, en nous laissant sa devise : « FAIRE FACE ».

 

  A la demande du « PETIT PRINCE », Antoine de SAINT EXUPERY a répondu que :

« les étoiles sont éclairées pour que chacun de nous puisse trouver la sienne » 

Souhaitons que le dernier vol de GUYNEMER lui ait permis de trouver la sienne…….. 

  Yvonne Printemps          

Georges fut l’amant d’Yvonne  PRINTEMPS qui le soigna à l’Hôtel ASTORIA.

Un jour qu’il la rejoignait à l’hôtel GEORGE V, il fut verbalisé sur les Champs

Elysées pour excès de vitesse par des gendarmes à bicyclette

et sans permis de conduire.

                

Pour la petite histoire………

Dans la  biographie que lui consacra Jules ROY, ce dernier laisse entendre qu’en 1916, il aurait aussi eu un fils d’une

certaine Madame de CORNOIS ; comme quoi les pilotes, même chétifs, ne font pas toujours que piloter ! 

 Monument Georges Guynemer 

 

Le monument commémoratif dédié au Capitaine Georges Guynemer à Compiègne a été inauguré le 11 novembre 1923 en présence,

notamment, du sous-secrétaire d'état à l'aéronautique Laurent-Eynac, et du Commandant Brocart,

qui fut à la tête de l'Escadrille des Cigognes de l'Aviateur lors du conflit.

 

AUTEUR DE L'ALLOCUTION : Régine STEFANUTTO,  Secrétaire  adjointe  de  la  Section  

ANSORAA RHÔNE LOIRE METROPOLE DE LYON

 

 

DIAPORAMA DE LA COMMEMORATION

(Crédit photos de la Mairie de Lyon et de Jean-Luc Deschamps)