NORMANDIE-NIEMEN

 

 

 

 

   COMMEMORATION DU COLONEL ROLAND PAULZE D'IVOY DE LA POYPE   

 

 

Cérémonie commémorative organisée par les Sections iséroises de l'ANSORAA et de l'ANORAA  le dimanche 22 octobre 2017

sur le lieu du Souvenir où repose Roland de la POYPE à la chapelle de COZANCE.

 

ROLAND DE LA POYPE

(Crédit photo Jean-Luc DESCHAMPS)

 

Une émouvante commémoration s'est tenue ce dimanche 22 octobre 2017, en présence de membres de la famille et de personnalités civiles et militaires dont :

Madame BERT, maire de TREPT

Madame MERLE, vice-présidente du Conseil Départemental Isère

Monsieur Philippe de La POYPE, neveu

Commandant ZEITLER, représentant le Général PONS

Capitaine MARTIN de l'Ecole des Pupilles de l'Air 

Capitaine SCHWARZENBACH, président régional ANORAA

 Major Jean-Pierre TRON, vice-président de l'association "Mémorial Normandie Niémen" 

Monsieur BONNAMY, président du souvenir Français Isère

Monsieur PARENT, responsable association Chapelle de Cozance

Délégation porte-drapeaux du Groupement Rhône-Alpes (AIN - ISERE - RHONE-LOIRE METROPOLE DE LYON)

ainsi que 4 élèves de l'EPA ( Ecole des Pupilles de l'Air ).

 

L'allocution d'hommage a été prononcée par le président du Groupement Ansoraa Rhône-Alpes, Georges SEINCEREIN.

 

Dimanche 22 Octobre 2017  /  Chapelle de COZANCE  TREPT

HOMMAGE au Colonel Roland de La PAULZE D’YVOY DE LA POYPE.

 

Roland a vu le jour le 28 Juillet 1920 au lieu-dit Les Pradeaux dans le Puy de Dôme. Après les études, à 19 ans, il s’engage en décembre 1939 comme élève

pilote pour décrocher son brevet en 1940, avant la ruée allemande de la campagne de France. Il réussit avec ses camarades de l’Ecole principale

d’aviation d’Etampes à rejoindre Saint Jean de Luz d’où il s’embarque pour rejoindre l’Angleterre.

 

Après un passage en Afrique Equatoriale Française entre Juillet 1940 et janvier 1941 avec les Forces Aériennes Françaises Libres, il intègre en Angleterre

le 602  (City of Glasgow)  Squadron de Supermarine Spitfire de la Royal Air Force avec le grade de sergent. Pétri de qualités de pilote,  il est choisi par l’As Irlandais

P addy FINUCANE comme équipier.  Roland obtient sa 1ère victoire le 22 août 1942 contre un Messerschmitt 109.

 

Apprenant la formation d’un groupe de volontaires français pour le front soviétique, le jeune pilote s’inscrit au groupe de chasse N°3 Normandie

et fait partie du 1er contingent  de pilotes qui débarquent à Ivanovo en RUSSIE le 28  novembre 1942. Il obtient sa 1ère victoire homologuée en Russie,

sa 2ème de la guerre le 31 août 1943 sur un Stuka.  Son palmarès compte au total 16 victoires confirmées, obtenues avec son camarade du

Groupe Normandie Niémen,  Marcel ALBERT. 

 

Début 1945, avec le grade de Capitaine, il commande la 1ère Escadrille du Groupe de Chasse.

 

Présent en Union Soviétique jusqu’au 20 juin 1945, "le marquis " ou "Pohype" comme le surnommaient ses camarades, devient attaché de l’Air en Belgique,

puis en Yougoslavie avant de quitter l’Armée en 1947, âgé de 27 ans, auréolé  des titres de Héros de l’Union Soviétique et de Compagnon de la Libération.

 

Il est titulaire des distinctions suivantes : Grand Croix de la Légion d’Honneur,  Compagnon de la Libération, Croix de guerre 39/45 avec 12 citations,

Croix de guerre Tchécoslovaque, Héros de l’Union Soviétique, Ordre du Drapeau Rouge, Ordre de Lénine, Mérite de la Guerre pour la Patrie, Médaille de la Victoire.

 

La promotion 2012 de l’Ecole de l’Air porte son nom "Colonel Roland de La POYPE".

 

Visionnaire et inventeur, Roland de La POYPE comprend que l’avenir appartient au plastique et emballages jetables. A la tête de la société d’études et

applications  du plastique, il monte sa 1ère usine en mai 1947 et se lance en 1952 dans la fabrication d’un produit novateur "Le Berlingot DOP"  pour le

groupe l’Oréal.  Il développe une véritable industrie de l’emballage plastique, qui touche tous les domaines, de l’agro-alimentaire au loisir.

Il est également l’inventeur de la carrosserie de la Citrôen Méhari.

En 1970, passionné du monde marin, il crée le Marineland d’Antibes sur la Côte d’Azur avec pour mission de faire connaitre la vie du milieu des grands

animaux marins  et de la mer à un large public. Il prend sa retraite en 1985 et reste  propriétaire de Marineland jusqu’en 2006.

 

Il a été Maire de Champigné (Maine et Loire) et est propriétaire d’un Golf qu’il a créé en 1989 près d’Angers.

 

Il est décédé le 23 Octobre 2012 (à 92 ans) à Saint Tropez dans le Var.

Ses obsèques ont eu lieu le 30 octobre 2012 en la Cathédrale Saint-Louis des Invalides à PARIS, en présence d’une délégation de l’Armée de l’Air

et des Chœurs de l’Armée Rouge, de ses anciens compagnons d’armes et de ses amis.

Les honneurs militaires ont été rendus par un détachement de la Base Aérienne 123 d’Orléans et d’une délégation du régiment de chasse 2/30 Normandie Niémen.

Le 31 Octobre 2012 ses cendres sont transférées à TREPT dans l’espace du Souvenir où il repose maintenant à proximité de la chapelle de ses ancêtres.

 

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(Crédit photo Ghislaine DUMOULIN) 

 

 

  CEREMONIE COMMEMORATIVE ORGANISEE PAR L'URAA DIMANCHE 23 FEVRIER 2013  

  

 

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ROLAND DE LA POYPE  (Photo de "cieldegloire.com") 

                            

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ROLAND DE LA POYPE  (Photo de " defense.gouv.fr ")

 

 HOMMAGE PRONONCÉ PAR LE COLONEL JÉRÔME RABIER 

 

Mardi 30 octobre 2012, la foule debout en la cathédrale Saint-Louis des Invalides accueille, aux sons des chœurs de l'Armée Rouge,

 le cercueil de Roland DE LA POYPE; l'un des derniers héros de l'Aviation Française de la Seconde Guerre Mondiale; Grand-Croix de la Légion d'honneur,

Compagnon de la Libération, Héros de l'Union Soviétique, As de guerre aux 16 victoires aériennes.

 

Aujourd'hui, il me revient d'évoquer pour vous l'épopée, les carrières et la personnalité hors du commun de cet Aviateur Rhône-Alpin, qui repose en

la chapelle de Cozance au pied du château de TREPT dans l'Isère, berceau de sa famille depuis 700 ans.

 

Roland DE LA POYPE est né le 28 juillet 1920 aux PRADEAUX en Auvergne. Il part à 10 ans avec sa famille en Anjou, pensionnaire chez les jésuites

 puis il apprend à piloter avec l'aviation populaire. Comme son père, le Comte Xavier DE LA POYPE, il entreprend des études d'ingénieur agronome.

 

En décembre 1939, il devance l'appel et intègre l'École Principale d'Aviation d'ÉTAMPES où il est breveté " Caporal-pilote ".

 

Le 18 juin 1940, il entend l'appel du Général de Gaulle et avec ses camarades, " dans un réflexe patriotique, refusant d'être prisonnier sans combattre

et doté d'un fort goût de l'aventure ", après avoir vainement tenté " d'emprunter " un avion sur la Base Aérienne de CAZAUX, il embarque

à SAINT JEAN DE LUZ sur un bateau polonais vers PLYMOUTH.

 

A 20 ans, il est nommé Sergent dans les Forces Aériennes Françaises Libres où, en tant que mitrailleur, il rejoint le Groupe de Bombardement n°1

qui intervient à DAKAR et au Gabon.

 

De retour en Angleterre, il suit le difficile entraînement des pilotes de la Royal Air Force. C'est avec six mois de retard, qu'il apprendra dans la douleur

la mort de son père " tué à l'ennemi " en 1940, puis il subit une autre épreuve, lorsque sa mère meurt moins de trois mois après.

PADDY FINUCANE

    PADDY  FINUCANE 

                

                        Affecté au Squadron 602, au sud de LONDRES en février 1942,

                                    il est pendant six mois Adjoint au Chef de Groupe;

                                   l'As Irlandais FINUCANE qui deviendra son modèle.  

                             Il escorte les bombardiers et le 22 aôût 1942, il obtient sa première victoire 

                     contre un Messerschmitt 109. 

 

                      (Photo de PADDY FIRUCANE de " en.wikipedia.org ")

 Après la mort de PADDY FINUCANE et une soixantaine de missions de guerre à son actif, Roland DE LA POYPE se porte volontaire pour

rejoindre le Groupe de Chasse n°3 " NORMANDIE ", en cours de création au Moyen-Orient, avant un départ pour l'Union Soviétique. 

Il parvient, via l'Afrique noire, l'Egypte et TEHERAN à gagner ASTRAKAN en Russie.

 

Le tout nouveau Sous-Lieutenant chef de patrouille est " lâché " sur Yak-1, l'avion de chasse de l'ingénieur YAKOVLEV. Puis il vole sur le

fameux Yak-3 avec son canon de 20 mm qui tire à travers l'hélice et deux mitrailleuses de 12,7 mm; l'avion est très maniable, il est même

 préféré par le pilote au Yak-9, pourtant armé d'un canon de 37 mm, mais plus lourd au combat.

 

En octobre 1943, le Lieutenant PO-YE, comme l'appelaient affectueusement ses camarades, est nommé Commandant en second de

 la 1ère Escadrille de NORMANDIE. 

 

  

        COMMEMORATION D'ADRIEN BERNAVON 1912 - 1943  

  

 

L'anniversaire du centenaire de sa naissance a donné lieu à une cérémonie d'hommage au pied de la stèle " Normandie - Niemen " le samedi 15 décembre 2012

dans le 8ème arrondissement de LYON au carrefour de la rue Paul Cazeneuve et du boulevard des Etats-Unis.

 

Cette cérémonie, initialisée par Monsieur Jean-François ANIERE, Président du Mémorial Normandie-Niemen, a été organisée par la mairie

du 8ème arrondissement de Lyon.

Monsieur Alain DEVORNIQUE, chef de cabinet de la mairie du 8ème arrondissement de LYON, a présenté cette cérémonie.

 

Devant dix drapeaux des associations, en présence des autorités locales et de membres de la proche famille d'Adrien BERNAVON,

Monsieur Jean-François ANIERE a prononcé une allocution rédigée par l'historien du Mémorial Normandie-Niemen, Monsieur Yves DONJON.

 

L' ANSORAA a participé à cet hommage.

 

Le président du Groupement ANSORAA RHÔNE ALPES, Jean CIMIERE

 et

le président de la Section ANSORAA RHÔNE LOIRE, Michel BENNIER

 ont honoré de leur présence cette émouvante cérémonie.

 

Le drapeau du Groupement a été porté par Gérard CATENI.

Le drapeau de la Section a été porté par Jean-Luc DESCHAMPS.  

 

A l'issue de la cérémonie, un verre d'amitié a été offert aux participants par la mairie de LYON 8ème.

                           

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ADRIEN  BERNAVON  1912 - 1943 

 

L'anniversaire du centenaire de sa naissance a donné lieu à une cérémonie d'hommage au pied de la stèle " Normandie - Niemen " le samedi 15 décembre 2012

dans le 8ème arrondissement de LYON au carrefour de la rue Paul Cazeneuve et du boulevard des Etats-Unis.

Cette cérémonie, initialisée par Monsieur Jean-François ANIERE, Président du Mémorial Normandie-Niemen, a été organisée par la mairie

du 8ème arrondissement de Lyon.

Monsieur Alain DEVORNIQUE, chef de cabinet de la mairie du 8ème arrondissement de LYON, a présenté cette cérémonie.

Devant dix drapeaux des associations, en présence des autorités locales  et de membres de la proche famille d'Adrien BERNAVON,

Monsieur Jean-François ANIERE a prononcé une allocution rédigée par  l'historien du Mémorial Normandie-Niemen, Monsieur Yves DONJON.

 

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                    ADRIEN  BERNAVON

      (Photo de http://www.cieldegloire.com)

               

           ALLOCUTION DE MONSIEUR JEAN-FRANÇOIS ANIERE             

            

                                    Adrien BERNAVON

                       est né le 11 décembre 1912 à LYON. 

      Pilote de carrière de grande classe, l'adjudant BERNAVON 

                se trouve au G.C. II/2 lorsque la guerre éclate. 

 

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        Au cours de la campagne de France, sur Morane-Saulnier M.S. 406, il se révèle            

                                     très vite comme un combattant de valeur.                             

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                  Morane-Saulnier M.S. 406

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          Heinkell He-111            

                          Le 11 mai 1940, il engage victorieusement un Heinkel He-111 vers Namur,                             

                                                 puis deux autres appareils ennemis le lendemain.

                                 Mais, étrangement, ces trois victoires ne lui seront pas homologuées.  

                        En fait, il inaugure officiellement son palmarès le 18 mai 1940, en abattant 

    un Dornier Do-17 dans la région de Rozoy-sur-Serre dans l'Aisne. Il récidive huit jours plus tard                   

   sur un autre Dornier Do-17 dans le secteur de Valdahon dans le Doubs. Puis il détruit un troisième

                       Dornier Do-17 le 15 juin 1940 au-dessus de Neufchâteau dans les Vosges.

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            Dornier Do-17

Dès l'Armistice, Adrien BERNAVON se porte volontaire pour être affecté aux Formations de l'Air en Indochine et s'éloigner

ainsi de la France occupée, avec l'espoir de rejoindre la France libre et continuer la guerre.

 

Le 23 novembre 1940, à Marseille, il embarque à destination de l'Indochine à bord du "Ville de Verdun ", paquebot sur

 lequel il fait connaissance de Pierre POUYADE. Les deux hommes sympathisent immédiatement. Après un voyage épique de près de

trois mois, Adrien BERNAVON débarque au port de Saïgon le 20 février 1941.

 

Affecté à l'Escadrille de chasse placée sous le commandement du Capitaine POUYADE, l'adjudant BERNAVON participe

toujours sur Morane-Saulnier M.S. 406, aux opérations contre la Thaïlande et prend une part active à la résistance intérieure contre les

Japonais. Mais, ne pouvant plus supporter l'apathie de la plupart des responsables locaux et la coopération des plus importants avec

l'occupant , il décide de s'enfuir vers la Chine en compagnie de Pierre POUYADE. Mais, au dernier moment, Adrien BERNAVON décline l'offre

du Capitaine POUYADE. Ayant fait la connaissance d'une jeune femme, le séducteur ne peut imaginer de la quitter sans lui avoir fait ses adieux...

Il laisse donc son chef s'envoler seul le 1er octobre 1942. 

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               Potez 25  

                            Mais suspecté et sur le point d'être arrêté, l'adjudant BERNAVON réussit néanmoins à son tour,        

        courant octobre, à s'évader d'Indochine sur un vieux Potez 25 T.O.E. de fortune qui tombe en panne au-dessus

       de la jungle. Contraint à un atterrissage brutal et bien que blessé, Adrien BERNAVON marche durant une semaine

       à travers la montagne. Mais il a la malchance d'être capturé par une bande de "pirates incontrôlés" (le même

       mot chinois qualifie le soldat comme le pirate).

                             Dépouillé, le malheureux est conduit dans une prison sinistre. Il faut l'intervention du Capitaine

       POUYADE auprès du Gouverneur de la Province du Yunan, Long YUN, le terrible Seigneur de la guerre, pour que

       l'adjudant BERNAVON puisse recouvrer la liberté.

                                                          Celui-ci qui n'est pas un ingrat, dit à son libérateur:

                                                                      " Où vous irez, j'irai avec vous! " 

                                          Les deux hommes se retrouveront au " Normandie " huit mois plus tard! ...

 Une fois rétabli de son extraordinaire odyssée, Adrien BERNAVON parvient à gagner le Moyen-Orient à la fin de l'année 1942 et s'engage dans

les Forces Aériennes Françaises Libres ( Matricule n° 35443 ).

Apprenant que le Capitaine POUYADE se trouve à Londres et recherche des renforts pour le "Normandie", Adrien BERNAVON se porte immédiatement

volontaire. Promu Sous-Lieutenant, il rejoint sa nouvelle unité à Mozalsk, en U.R.S.S. le 10 mai 1943 en étant le premier pilote de renfort arrivant

au "Normandie".  

                        Quatre jours après son arrivée, le 14 mai, Adrien BERNAVON

                                                   est lâché sur Yak-1. 

      Lors de son premier tour de piste, le réducteur casse pendant la prise de terrain.

      Adrien BERNAVON rentre le train et se pose dans un champ, mais butte de la tête          

     dans le tableau de bord et se fend l'arcade sourcillière et la base du nez. L'avion est

          irrécupérable et Adrien BERNAVON doit séjourner quinze jours à l'infirmerie. 

               Le 09 juin à Kationki, le Sous-Lieutenant BERNAVON a la joie de retrouver        

       son ancien chef et ami, le Commandant POUYADE, qui rejoint le "Normandie" avec               

                                                  huit pilotes de renfort.

          

            Adrien BERNAVON participe aux batailles du troisième front de Bièlorussie.

         Volontaire pour toutes les missions et blessé une nouvelle fois le 13 juin 1943,

      il tient à reprendre sa place à l'Escadrille dès sa guérison, pour participer avec ses

                                       camarades, à l'offensive sur l'Orel. 

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                          Yakovlev Yak - 1

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       Junker Ju-87 Stuka

                         Le 16 juillet 1943, au moment le plus violent de cette bataille, au cours de l'attaque par sa              

          patrouille de huit Yak d'un peloton de quinze Junker Ju-87 Stuka protégés par des Focke-Wulf  Fw-190 

          supérieurs en nombre, le Sous-Lieutenant BERNAVON disparaît dans la région de Krasnikovo, à environ

          50 kilomètres d'Orel en Russie. 

                         Malgré les recherches entreprises dès le lendemain, son corps n'a pu être retrouvé, de même

          après la libération de la région. Son sort reste inconnu.

                          

      

                              Porté disparu, puis déclaré " Mort pour la France " en opération aérienne,

           le Sous-Lieutenant Adrien BERNAVON, âgé de trente ans, totalise 1585 heures de vol,

           76 missions de guerre et est crédité de trois victoires aériennes officielles plus trois probables.            

            

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           Focke Wulf Fw-190

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                     PIERRE  POUYADE

   (Photo de http://www.cieldegloire.com)

        

Parlant d'Adrien BERNAVON après la guerre, le général POUYADE déclarera:

" J'avais fait sa connaissance fin 1940, sur le navire qui nous amenait en

  Indochine pour  faire campagne contre la Thaïlande. Nous avions vite sympathisé.

 En même temps qu'un camarade charmant, c'était déjà un chasseur de classe qui avait

          obtenu plusieurs citations au cours de la campagne de France. Il était à mon Escadrille          

et pendant un an et demi nous avions patrouillé ensemble sur nos Morane 406 au

 Cambodge, au Sud Annam et au Tonkin.

 Comme moi, il avait assisté, la rage au coeur, à l'occupation japonaise,

et il était des rares avec qui je pouvais parler, sans crainte d'être dénoncé,

de la nécessité d'entreprendre une action de résistance. C'est ce que nous fîmes,

 avant de prendre la décision de nous enfuir ensemble vers la Chine. Au dernier

 moment il ne put me rejoindre dans l'avion que j'avais préparé à cet effet et je

 m'envolai seul. Il devait réussir à s'échapper quelques

semaines plus tard et me retrouver en Chine après des aventures extraordinaires.

 Il était venu en U.R.S.S. tout simplement pour me suivre, parce que j'étais

 son ancien chef et son ami ... 

Le jour de sa dernière mission, nous étions ensemble à la poursuite d'un groupe

            de Ju-87 Stuka, lorsqu'il fut abattu par un Fw-190 quelque part au nord d'Orel ".            

 Chevalier de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération (décret du 11/10/1943),

 Adrien BERNAVON est aussi titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 39-45 (avec trois citations).

 

 FIN DE L'ALLOCUTION DE JEAN-FRANÇOIS ANIERE

Pour les lecteurs intéressés par le "Normandie-Niémen", Monsieur Yves DONJON, historien du Mémorial du Normandie-Niémen, a écrit un livre :

" Ceux du Normandie-Niémen " 

Cet ouvrage peut être commandé en lui écrivant à son adresse personnelle, moyennant  24 euros (19 euros + frais de port) :

21 RUE SAINT NICOLAS

22960  PLEDRAN 

ou en le contactant au 06 84 61 62 78